dimanche 16 juin 2019
vendredi 14 juin 2019
Arrivée à Barcelone
Nous sommes arrivés à Barcelone hier matin après une agréable traversée de 24 heures.
Excités d'arriver dans la cité de Gaudi, nous avons remplacé le dodo d'arrivée par une superbe balade vers la fameuse Sagrada Família, que nous visiterons demain. La ville est époustouflante, beaucoup plus grande que nous l'avions imaginée et l'architecture est d'une richesse inouïe.
mercredi 12 juin 2019
dimanche 9 juin 2019
Traversée vers les Baléares
"En quittant la Sardaigne, il y a deux jours, Michel trouvait que l'horizon ouest ne promettait pas une balade en douceur. C'est un des plaisirs de l'aventure en mer de ne pas toujours savoir ce qui nous attend précisément, malgré l'assiduité de la navigatrice et les bienfaits de l'électronique.
La première nuit nous a gâtés de quelques sautes de vent et d'un long spectacle son et lumière, surtout lumières. En effet, il y avait de l'électricité dans l'air et il ne faisait pas bon pour les foudrophobes. Heureusement, en gros, ça restait dans les nuages. Ça se passait au-dessus de nos têtes, mais le calme et l'expérience de nos capitaines nous ont permis de conserver notre sang assez froid.
Le lendemain, après un lever de soleil sur la mer, les nuages étaient partis jouer ailleurs. Nous avons eu droit à une belle journée de voile. Le vent variait du nord au nord-est, soit du près au vent de travers, de façon plutôt facétieuse. Avec la belle houle en construction, cela donnait du mal à Régule, notre bienveillant régulateur d'allure. Nous nous sommes donc relayés avec plaisir à la barre pour profiter de ce qui nous était offert. Vers la fin de la journée, le vent est tombé et nous avons dû remettre le moteur pour continuer avec la grand voile seule, amarrée dans l'axe du bateau, avec ses trois ris de pris (on ne sait jamais ce qui nous attend, surtout la nuit). La barre est alors confiée à Auto, le pilote électrique, qui gouverne aveuglément, sans discontinuer, en conservant le cap qu'on lui donne. Cette fois le soleil est descendu orangé et filtré par un horizon assez chaotique. La houle, de plus en plus creuse, allait nous faire sérieusement valser jusqu'aux Baléares,12 heures plus tard.
La nuit nous réservait moins d'éclairs, mais un ''squall'' de 10-15 minutes dont je me souviendrai longtemps. Il a même laissé à bord un encornet (calmar) de petites dimensions que nous devrions déguster ce soir. La seule prise du voyage, en fait un cadeau de Neptune, parce qu'on ne dirait pas qu'il y a un ancien technicien en pêche à bord. À ma décharge, je dois dire que, fidèle à mes anciennes amours, j'ai arpenté les quais et scruté l'horizon aux jumelles pour constater qu'il y a encore beaucoup de gens qui exercent le métier de pêcheur en Méditerranée, mais qu'il doivent être bien pauvres en général.
Nous voici ancrés dans une petite calanque espagnole dont tout le monde doit être jaloux, flottants sur une eau claire et chaude, des couleurs magnifiques, entourés de falaises aux milles formes et de quelques signes de tourisme mais, fidèles à nos habitudes, nous sommes encore hors saison (limite). Quoique la croisière tire à sa fin, il nous reste sûrement encore bien des moments impérissables à vivre."

| Départ de Calasetta (Sardaigne) |
Le lendemain, après un lever de soleil sur la mer, les nuages étaient partis jouer ailleurs. Nous avons eu droit à une belle journée de voile. Le vent variait du nord au nord-est, soit du près au vent de travers, de façon plutôt facétieuse. Avec la belle houle en construction, cela donnait du mal à Régule, notre bienveillant régulateur d'allure. Nous nous sommes donc relayés avec plaisir à la barre pour profiter de ce qui nous était offert. Vers la fin de la journée, le vent est tombé et nous avons dû remettre le moteur pour continuer avec la grand voile seule, amarrée dans l'axe du bateau, avec ses trois ris de pris (on ne sait jamais ce qui nous attend, surtout la nuit). La barre est alors confiée à Auto, le pilote électrique, qui gouverne aveuglément, sans discontinuer, en conservant le cap qu'on lui donne. Cette fois le soleil est descendu orangé et filtré par un horizon assez chaotique. La houle, de plus en plus creuse, allait nous faire sérieusement valser jusqu'aux Baléares,12 heures plus tard.
La nuit nous réservait moins d'éclairs, mais un ''squall'' de 10-15 minutes dont je me souviendrai longtemps. Il a même laissé à bord un encornet (calmar) de petites dimensions que nous devrions déguster ce soir. La seule prise du voyage, en fait un cadeau de Neptune, parce qu'on ne dirait pas qu'il y a un ancien technicien en pêche à bord. À ma décharge, je dois dire que, fidèle à mes anciennes amours, j'ai arpenté les quais et scruté l'horizon aux jumelles pour constater qu'il y a encore beaucoup de gens qui exercent le métier de pêcheur en Méditerranée, mais qu'il doivent être bien pauvres en général.
Nous voici ancrés dans une petite calanque espagnole dont tout le monde doit être jaloux, flottants sur une eau claire et chaude, des couleurs magnifiques, entourés de falaises aux milles formes et de quelques signes de tourisme mais, fidèles à nos habitudes, nous sommes encore hors saison (limite). Quoique la croisière tire à sa fin, il nous reste sûrement encore bien des moments impérissables à vivre."
| Arrivée à Cala Porté (Minorque) |
jeudi 6 juin 2019
La vie à bord
J'emprunte la prose de Louis pour résumer notre journée d'hier.
"Quelle belle journée de voile nous avons eue. Partis vers 8 h de la petite baie où nous étions confortablement ancrés, nous avons à nouveau jeté la pioche à 13h15, à quelques coups de rames de la charmante petite ville de Calasetta, 35 milles plus loin. Faites le calcul, ça nous donne une moyenne de plus de 6 noeuds, soit près de 11 km/h (pour un petit voilier, c'est beaucoup !). J'ai même vu un 8 sur le loch à quelques reprises. Le vent avait sifflé dans les haubans toute la nuit, alors nous savions qu'il nous ferait plaisir. Prudents, les capitaines ont décidé de prendre les trois ris dans la grand voile dès le départ. Notre cap nous plaçait au vent arrière. Michel a tangonné un petit bout de génois du bord opposé à la grand voile. Voiles en ciseaux, nous sommes partis à la belle épouvante. Comme ça avait soufflé toute la nuit, la houle était assez grosse et le bateau faisait des embardées de temps en temps, ce qui rendait le génois malheureux. Finalement, nous avons décidé de le rentrer et nous avons poursuivi avec la grand voile seule pendant une bonne partie du trajet. Nous filions tout de même à plus de 6 kn la plupart du temps.
Chaque matin et chaque fin d'après-midi, nous plongeons dans la mer translucide, la température de l'eau se maintient à 19 - 20 degrés. Nous attendrons ici le meilleur moment pour traverser aux Baléares. Ça devrait arriver d'ici un jour ou deux. Pour le moment, on annonce des vents de 30 à 35 kn. Faut pas exagérer dans le bonheur. Si tout va bien, nous devrions avoir le temps de nous rendre à Barcelone dans les délais prévus. L'équipage se porte toujours aussi bien et c'est surprenant comment on arrive à ne pas se marcher sur les pieds dans un petit espace quand on y met un peu du sien."
"Quelle belle journée de voile nous avons eue. Partis vers 8 h de la petite baie où nous étions confortablement ancrés, nous avons à nouveau jeté la pioche à 13h15, à quelques coups de rames de la charmante petite ville de Calasetta, 35 milles plus loin. Faites le calcul, ça nous donne une moyenne de plus de 6 noeuds, soit près de 11 km/h (pour un petit voilier, c'est beaucoup !). J'ai même vu un 8 sur le loch à quelques reprises. Le vent avait sifflé dans les haubans toute la nuit, alors nous savions qu'il nous ferait plaisir. Prudents, les capitaines ont décidé de prendre les trois ris dans la grand voile dès le départ. Notre cap nous plaçait au vent arrière. Michel a tangonné un petit bout de génois du bord opposé à la grand voile. Voiles en ciseaux, nous sommes partis à la belle épouvante. Comme ça avait soufflé toute la nuit, la houle était assez grosse et le bateau faisait des embardées de temps en temps, ce qui rendait le génois malheureux. Finalement, nous avons décidé de le rentrer et nous avons poursuivi avec la grand voile seule pendant une bonne partie du trajet. Nous filions tout de même à plus de 6 kn la plupart du temps.
Chaque matin et chaque fin d'après-midi, nous plongeons dans la mer translucide, la température de l'eau se maintient à 19 - 20 degrés. Nous attendrons ici le meilleur moment pour traverser aux Baléares. Ça devrait arriver d'ici un jour ou deux. Pour le moment, on annonce des vents de 30 à 35 kn. Faut pas exagérer dans le bonheur. Si tout va bien, nous devrions avoir le temps de nous rendre à Barcelone dans les délais prévus. L'équipage se porte toujours aussi bien et c'est surprenant comment on arrive à ne pas se marcher sur les pieds dans un petit espace quand on y met un peu du sien."
lundi 3 juin 2019
Villasimius - Capo di Pula
Après une bonne nuit de sommeil, nous avons marché jusqu'à Villasimius dans l'espoir de faire quelques provisions. Nous avions bien sûr oublié que c'était dimanche, jour de congé pour presque tous les commerces. Belle balade tout de même, parfaite pour se délier les jambes après trois jours de traversée.
| Oiseaux du paradis à fleurs noires et blanches |
dimanche 2 juin 2019
Traversée vers la Sardaigne
La traversée a pris 56 heures et nous n'avons fait que 25 heures de voile. Snif ! Mais la voile était bonne. Dauphins tous les jours, plusieurs tortues et beaucoup de petites caravelles portugaises au large de l'île Ustica. C'est peut-être à cause des méduses qu'il y avait tant de tortues.
| Départ des îles Éoliennes à 19h30, un peu avant le coucher du soleil. |
Caravelles portugaises
| Coucher de soleil sur la Sardaigne. Ancrerons 7 heures plus tard dans la nuit noire, sans lune. |
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