mardi 21 décembre 2010

Du cordage jusqu'aux oreilles

Nous avons découvert une façon de perdre notre temps avec élégance : le matelotage (épissures, surliures, pommes de touline, bonnets turcs, etc.).  Fameux pour les marins retraités !  Si le sujet vous intéresse, allez voir le site http://nico-matelotage.over-blog.com/.
Voici quelques-unes de nos réalisations.



vendredi 10 décembre 2010

Les cantonniers de la Rua de Sé

 

Vous souvenez-vous du cantonnier de la route de Berthier qui cassait et qui cassait des tas de cailloux ? Par bonheur, ce métier existe encore ici. Et les routes sont belles, belles... et les trottoirs aussi. Il y en a même qui signent leur oeuvre.

samedi 4 décembre 2010

Première tempête d'hiver

Nous venons d'essuyer notre premier coup de vent d'hiver. Ne vous inquiétez pas, tout va bien, aucun dommage à déclarer sur La forêt d'eau.
En visionnant le film que voici, vous comprendrez vous aussi pourquoi on retire certains quais de l'eau pour l'hiver (les poteaux noirs qui dépassent de l'eau, appelés ducs-d'albe, servent normalement à retenir les quais). À plusieurs endroits, on retire aussi les balustrades et les bancs.
L'été, la "haute pression des Açores" fait écran aux tempêtes, qui doivent en faire le tour. L'hiver, cette haute pression se déplace vers le Sud, ouvrant le passage aux tempêtes du Nord. Ici, à Angra, l'intérieur de la marina est particulièrement bien protégé. Si nous avions été à Ponta Delgada pour ce coup de vent, nous aurions sûrement souffert un peu plus.

mercredi 1 décembre 2010

De retour à Angra do Heroismo

Nous avons réintégré nos quartiers d'hiver ce matin vers 8 h 30.
Comme nous nous sommes aidés du moteur, la traversée a pris beaucoup moins de temps qu'à l'aller (aller : ~25 h, retour : ~19 h). La mer était grosse et le vent trop serré ou trop faible pour progresser uniquement à voile. Il fallait pousser pour arriver avant le mauvais temps.

dimanche 28 novembre 2010

Bye les enfants !

Les enfants sont partis hier. Il nous reste de beaux souvenirs et quelques images.

  

jeudi 25 novembre 2010

São Miguel en images

Dame Nature nous a offert du beau temps pour visiter l'île.  
Notre première journée est consacrée aux régions du centre : côte sud, réserve naturelle du Lago do Fogo,  plantation de thé de Gorreana et Ribeira Grande. Le paysage est grandiose, les pentes abruptes et les rues des villes particulièrement étroites. Eric apprend vite à conduire à la portuguaise. 


Le deuxième jour se passe dans la grande région de Furnas. À l'aller, un petit arrêt à Vila Franca nous confirme que la marina de cette ville est particulièrement bien protégée.  Furnas est connue pour son activité thermale et son jardin botanique (Parque Terra Nostra), qui date de 1780. On y trouve une collection impressionnante de plantes ainsi qu'un grand bassin alimenté par des sources chaudes. Le retour est un peu frustrant, car on se trompe de route deux fois de suite.


Le troisième jour nous mène à l'ouest. Bain sportif à Ferraria et Mosteiros et retour au grand volcan de Sete Cidades. La route de la crête est très impressionnante : coeurs fragiles s'abstenir.

jeudi 18 novembre 2010

Fin prêts pour un tour de l'île

Les nouveaux arrivés s'adaptent bien au rythme de l'île. Condamnés par la pluie à traîner au lit le matin, ils sont presque remis de leur fatigue.
Toujours pas de nouvelles des bagages, mais l'assureur nous a dit qu'il rembourserait les biens de première nécessité. Feu vert donc pour faire quelques achats pour Eve.
Nous attendons le beau temps pour faire un tour de l'île.


dimanche 14 novembre 2010

Les voici, les voilà !

Cette fois, il sont bien arrivés. Mais pour ajouter un peu de piquant à l'aventure, Sata a égaré un de leurs sacs à dos. Ils sont donc sortis les derniers, avec espoir de récupérer leur bagage dans quelques jours.

  

 

samedi 13 novembre 2010

Faux départ pour les enfants


Les enfants devaient arriver ce matin, mais l'avion n'a jamais décollé de Toronto. Le vol est remis de 24 h.
On ne sait pas encore pourquoi. Nous retournerons donc à l'aéroport demain matin pour les accueillir.


Voici une photo de l'avion duquel ne sont pas descendus Eric, Nao et Eve. On a pourtant tout fait pour attirer leur attention...

mercredi 10 novembre 2010

Il était une fois dans l'ouest

Aujourd'hui, nous avions planifié visiter le nord de l'île, mais la rencontre de Paulo et Astrid (3 ans), des voisins de ponton, a changé le cours des événements. Voyant qu'il faisait beau et qu'il ventait peu, Paulo nous a plutôt proposé d'aller nager avec eux à Ferraria, à l'ouest de l'île. L'eau de la baie y est réchauffée par une souce thermale naturelle.
Il nous a ensuite amenés à Sete Cidades, village situé au fond du grand cratère de l'île. On y apprend que les conifères d'ici, qui ressemblent à des cèdres, sont en fait des cryptomerias. On en fait une exploitation importante sur l'île. On les récolte à 30 ans d'âge.
La journée passée avec Astrid a réveillé nos instincts de grands-parents. Plus que trois dodos avant l'arrivée de la petite Eve et ses parents.


Question du jour : Avez-vous remarqué la coupe à blanc de cryptomarias ?

dimanche 7 novembre 2010

Vue sur notre nouvelle cour arrière


Selon certains, l'ancienne marina de Ponta offrirait une meilleure protection que la plus récente, mais il n'y a pas de place pour nous. La nouvelle marina offre, par ailleurs, un bien meilleur point de vue sur la ville. Les pontons y sont aussi plus solides.

Si on la compare aux autres villes des Açores, Ponta Delgada est une mégapole. Tout y est plus grand, plus moderne, plus achalandé, surtout quand un paquebot s'y arrête.

jeudi 4 novembre 2010

Une nouvelle ville à découvrir

Nous sommes arrivés à Ponta Delgada hier vers 14h30, épuisés mais contents. La traversée depuis Angra (98 milles nautiques) a été plutôt pénible car nous avons eu le vent dans le nez presque tout le long du trajet. Il a même fallu utiliser le moteur pour contourner l'île... autrement nous y serions encore! Merci à notre beau et puissant moteur tout neuf.
Formalités, installation à un des quais de la nouvelle marina, riçage du bateau, nettoyage du ponton (occupé jusque-là par des mouettes), douche fraîche et voilà, il fait noir, très noir, quand on part à la recherche d'un burger frites.
Fatigués par le voyage et le peu de sommeil, notre première impression est plutôt tiède. Les gens sont charmants, mais on trouve le décor un peu décevant. Rien comme une bonne nuit de sommeil pour remettre les yeux en face des trous. Au réveil, la ville est belle et pleine de surprises.

 

mercredi 3 novembre 2010

En route vers Ponta

Nous avons pris la mer en direction de Ponta Delgada hier après-midi. Nous aurions préféré attendre un peu, mais c'était la seule fenêtre météo décente qui s'annonçait pour la semaine. Malheureusement, le sud-ouest annoncé s'est transformé en SSE. C'est donc au près serré que nous progressons vers l'île de Sao Miguel. Nous espérons arriver à Ponta en fin de journée.

lundi 25 octobre 2010

Une autre journée hors de l'ordinaire


Hier, nous avons accompagné notre ami Alvaro et son épouve Sandra pour la dernière régate de l'année du Angra Iate Clube. Le parcours : aller-retour de Angra (à gauche de l'image ci-dessus) aux Ilheus das Cabras (îles aux Chèvres, à droite de l'image), soit environ 15 km.
Nous étions sur un bateau assez performant (Dehler, Optima 101) qui nous a permis de faire belle figure. Sur 17 voiliers en course, nous avons fini 6e, 4e en temps compensé. Heureusement que l'usage d'un spinaker (voile ballon) ne s'est pas avéré nécessaire, car aucun de nous ne savait s'en servir.


Au retour de la course, Michel et moi sommes allés faire un tour de tyrolienne entre deux camions militaires... Il faut dire que l'armée faisait une journée porte ouverte sur la grande place du port.
Plutôt que de s'engager dans les Forces, Michel s'est lancé en bas de la muraille du port, de dos d'abord (rappel classique) puis de face (rappel à l'australienne). Aujourd'hui, il est moins agité !


En visitant ensuite le Iate Clube, nous avons eu droit à un pavillon et à une faïence aux couleurs du Club. Encore une fois, vraiment chic ces Portuguais.

  

jeudi 21 octobre 2010

Nager dans la mer et dans la joie

Nous avons entrepris récemment une routine quotidienne que nous espérons poursuivre tout l'hiver. Tous les midis, nous partons à la municipalité voisine pour nager en mer. La plage est à environ 25 minutes de marche de la marina. La route est belle et le bain très vivifiant. Si le coeur vous en dit, faites la route avec nous.

dimanche 17 octobre 2010

Place aux taureaux

Ici, à Terceira, le taureau est roi. Plus il démontre de fougue et d'agressivité, plus il a de chances de devenir une vedette de la rue ou de l'arène. S'il excelle par son intelligence ou sa nonchalance, il finit comme prévu dans l'assiette des gourmands.

En visionnant le diaporama suivant, vous comprendrez qu'on l'admire surtout pour son instinct combatif. Cette sculpture vient d'apparaître dans le décor près de l'arène de Angra. Nous suivrons fidèlement son évolution.

dimanche 10 octobre 2010

On s'attache aux Açores !

Nous avons déjà une bonne idée de ce que sera l'hiver aux Açores. Ce n'est pas tant la pluie qu'il faut craindre, mais le vent. Le choix de la marina est donc très important. Celle de Angra, où nous sommes, offre une bonne protection de la mer et du vent. 


Mais pour résister aux grands vents, il faut bien attacher le bateau tout en le protégeant de l'usure excessive. Nous avons donc inséré des amortisseurs de caoutchouc sur les amarres principales, recouvert les cordages de tubes au niveau des taquets, ajouté des défenses supplémentaires (ballons orangés), inséré une jupe de laine polaire entre les défenses et la coque (pour protéger la peinture) et utilisé l'ancre pour éloigner le bateau du quai. Pour parer aux imprévus, nous avons aussi doublé toutes les amarres.

  




Question du jour : Où est le bateau sur cette photo ?

lundi 4 octobre 2010

Expédition sur la montagne hantée

Hier, nous avons fait une expédition en montagne avec le groupe local de "montanhieros". C'est grâce à nos amis Alvaro et Luis que nous avons pu nous joindre au groupe. Une expérience inoubliable ! La randonnée était plutôt courte (4,5 km), mais comme la piste est irrégulière et très accidentée, il fallait compter environ une heure pour parcourir chaque kilomètre.
Le relief peu hospitalier de la région explique qu'on y trouve une végétation endémique. En altitude: végétation rabougrie. Dans les creux: tapis de mousses spongieuses saturées d'eau, fougères et plantes variées, dont certaines ressemblent à des algues. Sur les flancs: forêt de grands cèdres. En prime: une absence totale de moustiques et autres bestioles du genre. Ici, on peut se promener en forêt en short et t-shirt sans craindre de se faire bouffer.


Question du jour : On ne trouve pas de troupeau de moutons aux Açores. Par contre, on accompagne souvent les troupeaux de vaches d'un mouton. Devinez-vous pourquoi?

mercredi 29 septembre 2010

Bonne nouvelle

Croyez-le ou non, nous avons presque résolu le dossier Visa.
En changeant d'île, tout est devenu plus simple. C'est probablement parce que le patron de la SEF a enfin approuvé la demande de Michel. Pas besoin de rapport de police pour Martine (eh oui, nous avons fait toutes ces démarches pour rien !). Il suffit que Michel demande une carte pour sa conjointe. Nous avons réglé cela hier. Nous aurons donc tous les deux notre carte de résident.

lundi 27 septembre 2010

Les marinas, c'est pas seulement pour les bateaux

Ici comme ailleurs, il est interdit de se baigner dans la marina. Mais l'eau est tellement belle qu'il est difficile pour nous de résister.

lundi 20 septembre 2010

Visite d'un grand navire

Bâti en 1933 pour entraîner la marine marchande danoise, le navire école Danmark sert encore à former les marins danois. Le trois-mâts d'acier mesure 65 m de long sur 10 m de large et a un tirant d'eau de 15 m.

Le navire fonctionne avec un équipage de 15 personnes et 80 stagiaires. Les stagiaires (hommes et femmes de 17 à 24 ans environ) sont répartis en 8 groupes de 10, 4 à l'avant, 4 à l'arrière, une moitié sur bâbord, une moitié sur tribord. Chacun est ainsi affecté à une partie spécifique du navire pour les manoeuvres et les travaux d'entretien, par exemple 'bâbord avant'. L'espace vital de chaque groupe est assez restreint : le réfectoire qui lui est attribué se transforme en salle de classe, puis en chambre quand les marins suspendent leur hamac au plafond de la pièce, qui loge 40 personnes.


Le navire est reparti vers Ponta Delgada dès le lendemain matin.

samedi 18 septembre 2010

Corridas à Serreta

Aux dires du chef de police local, il y aurait 8 îles aux Açores plus un terrain de jeux : Terceira. Ici, tout est prétexte pour la fête. Les entrepreneurs auraient semble-t-il beaucoup de mal à garder leurs travailleurs sur les chantiers les jours de corrida... au point qu'ils doivent faire venir des employés d'ailleurs. Mais les nouveaux venus sont vite tentés par les corridas, eux aussi.

On apprend dans les guides que la tradition de la corrida, en arène et dans les rues, remonte aux premiers colons et à l'occupation espagnole. Toujours très gaies et populaires, les corridas en arène sont l'élément central des fêtes partout sur l'île.



La tourada a corda est caractérisée par le fait que le taureau est lâché dans les rues du quartier, retenu par une corde qui le contrôle et le guide, tandis que les participants les plus audacieux le provoquent et l'affrontent à leurs propres risques. Au Portugal, le but n'est pas de blesser la bête mais de la défier. 

mercredi 15 septembre 2010

Défilé de Serreta

Dimanche dernier, nous avons assisté à une célébration religieuse à Serreta, petite ville à l'est de l'île. Pour l'occasion, les paroissiens installent un parcours de fleurs sur près de 1 kilomètre et décorent leurs fenêtres de couvertures colorées. L'ambiance est à la fête, mais la procession se déroule avec un recueillement hors du commun. La foule suit la Madonne en silence, en rang, certains pieds nus, mais tous fièrement vêtus.

Les pavés de Angra

Angra a aussi ses artistes. On trouve de beaux exemples de leur travail au jardin botanique.


Ici, contrairement à Horta, les traverses de piétons et les lignes latérales sont presque toutes en pierres blanches.

lundi 13 septembre 2010

Arrivée à Angra

Nous sommes arrivés à Angra do Heroismo jeudi dernier (9 septembre). C'est dans cette belle grande ville de l'île Terceira que nous passerons la saison d'hiver.

 

samedi 11 septembre 2010

Du soleil sur Pico

En arrivant à Lajes, nous avons annoncé au maître de port que nous apportions du soleil à l'île. Par chance, le beau temps nous a suivis toute la semaine. Comme nous ne pouvions pas louer de mobylette ni de voiture à Lajes, c'est en bus, à pied et sur le pouce que nous avons arpenté la côte sud-est de l'île, peu touristique, contrairement à Madalena, port d'arrivée des traversiers.


Le port de Lajes, construit en 2008, est facile d'accès et bien protégé. Le seul hic, c'est qu'il n'apparaît pas encore sur les cartes. L'endroit est propre et plutôt calme, malgré le va-et-vient des bateaux d'excursions à la baleine.
Nous sommes maintenant installés dans nos quartiers d'hiver, à  Angra do Heroismo, sur l'île de Terceira. Nous avons une bonne connexion internet, une grande île à visiter et une belle grande ville à découvrir. 

vendredi 3 septembre 2010

Lajes de Pico

Après une bonne nuit de sommeil et le rituel bain matinal, nous étions prêts pour une longue balade autour de Lajes. C'est fou la distance qu'on peut parcourir sur quelques pâtes feuilletées au jambon fromage...

jeudi 2 septembre 2010

Changement de décor

Nous sommes partis ce matin en direction de Lajes de Pico. Le changement de décor fait beaucoup de bien.
Comme vous le savez, nous n'avions pas encore quitté Horta en raison de nos fameux papiers. On nous disait la semaine dernière qu'il ne manquait que la signature du patron... qui était en vacances, bien sûr. En retournant hier, nous avons compris que ladite signature donnait simplement la permission d'envoyer la requête à Lisbonne. Bref, rien n'a avancé depuis un mois. Inutile de traîner à Horta plus longtemps.
Nous voici donc au seul port de Pico qui peut accueillir les plaisanciers : Lajes. Nous aimerions bien y rester une semaine, mais si le temps se gâte, il sera préférable d'aller se réfugier ailleurs. On imagine mal affronter ici le type de coup de vent que nous avons vécu sur Horta (40+ noeuds avec rafales à 50).

 

dimanche 29 août 2010

Visite de la caldeira

Nous avons eu la chance de remonter au volcan avec notre voisine de ponton Marie Christine, qui a eu la gentillesse de nous inviter à partager sa journée. Nous avons parcouru ensemble le sentier faisant le tour de la caldeira et refait un tour de l'île en nous arrêtant ici et là.


Nous sommes retournés au Capelhinos, site de la dernière éruption volcanique de l'île (1957-1958), que nous avions visité auparavant avec les copains du Bidule. Au retour, nous nous sommes arrêtés aux piscines de Varadouro.

mardi 24 août 2010

Laisser sa trace

Presque tous les bateaux qui traversent l'Atlantique font un arrêt aux Açores. Par tradition, les navigateurs de passage laissent leur marque sur les quais de la marina. Comme vous le verrez, il n'y a pas que les Portuguais qui sont artistes...
Faires-nous plaisir. Laissez votre marque vous aussi en ajoutant un commentaire.

dimanche 22 août 2010

Une journée comme on les aime

Hier matin, réveillée à 8 heures, Martine constate le départ de nos amis Lizanne et Gaston du voilier Bidule (http://voilierbidule.blogspot.com, http://bidule.micro.org). Sachant qu'ils partaient tôt, nous avions fait nos adieux la veille. Les voilà en route vers Terceira.
Le réveil matinal s’effectue dans le cockpit. Immersion dans l’eau derrière le bateau, rinçage à l’eau douce, savonnage, réimmersion et rinçage final au jet d’eau. Pas de déjeuner ce matin, car le souper d’adieu d’hier était copieux. Il est 10h50 TU et c’est l’heure du Réseau du Capitaine. On y apprend que Bidule fait du moteur depuis son départ et qu’il n’y a pas encore de vent au large. Ici, éole se lève doucement. L’ami Daniel, du DaMaLu, devrait avoir de belles conditions pour sa route vers Santa Maria. Il sera accompagné de Jean-Luc, un sympathique Français dans la jeune quarantaine.


Après le départ du DaMaLu, on se prépare une excursion pour se délier les pattes. Déjeuner-dîner au parc avec quelques pâtisseries jambon fromage… une grosse dépense de 2,50 €. Départ en autobus à 13h15 pour Flamengos (0,70 € par personne). Nous avons déjà fait cette balade à pied, mais aujourd’hui, on ménage nos jambes pour aller beaucoup plus loin : on vise le cratère principal de l’île.
Ascension pédestre vers le cratère. Autrement, il faut un taxi ou un véhicule de location (voiture ou scooter) pour y aller. Aucun autobus local ne s’y rend.
Le paysage est à couper le souffle… la montée aussi. La verdure, le relief, les arbres (surtout de grands cèdres), les fleurs d’hortensias, d’hybiscus et autres, les vaches et les chevaux dans les champs… bon sang que c’est beau ! On apprécie beaucoup l’ombre et la fraîcheur du vent. On en vient à apprécier les nuages. Zut ! ils se dirigent eux aussi vers la caldeira. Si on veut voir le cratère, il ne faut pas s’éterniser. On sort le pouce et la première voiture qui passe nous prend. Inês et José, des Portuguais du continent, sont en vacances pour quatre jours à Faial. Lui est patron d’une compagnie de chaussures près de Porto, elle directrice d’une école primaire. Les échanges se font d’abord en anglais, puis en portuguais et en français. On roule ensemble les derniers kilomètres pour arriver au sommet. Malgré les nuages, la visibilité est bonne.

Nous sommes tentés de suivre le sentier qui fait le tour du cratère, mais nos jambes fatiguées nous rappellent à l’ordre. On repart donc en voiture avec nos nouveaux amis vers les plages de Varadouro. L’endroit est très fréquenté. Il s’agit de piscines naturelles creusées dans les roches volcaniques. Il y en a pour tous les goûts. Balayé par les vagues, le bassin le plus au large fait le bonheur des meilleurs nageurs.


Varadouro

De retour à Horta, on amène Inês et José au bateau. On se quitte en échangeant nos coordonnées. On promet de leur faire signe en passant dans leur coin du Portugal (São Roque, près de Porto).
Comme il ne reste plus de pain pour demain, on se rend à pied au supermarché Modelo (à environ 15 minutes de marche de la marina). On revient avec un chou, des saucisses, des prunes, du fromage de chèvre et les meilleurs petits pains du monde (9,74 €). Au retour, un saut à l’eau pour se rafraîchir. Après une agréable jasette avec Pierre du voilier Jin Lee, on s’enferme pour souper en regardant la 13e émission de la série The Mentalist. Il est déjà 20h30.

jeudi 19 août 2010

Déjà l'hiver !

Vous ne le croirez pas, mais la marina de Horta est passée à l'horaire d'hiver il y a deux jours. Ils ont fait ça en douce la journée du départ de la mini transat Les Açores - Les Sables. Au fait, si vous voulez voir de belles images de l'île Faial, rendez-vous sur le site des Sables d'Olonne (http://www.lessables-lesacores.com/video).

jeudi 12 août 2010

Faire du vin avec des cailloux

Si vous pensez qu'il y a trop de cailloux dans votre jardin, consolez-vous en regardant la façon dont on cultive la vigne sur l'île de Pico. Si le vin est meilleur quand la vigne souffre un peu, Pico doit produire un vin au-delà de l'excellence. Nous vous en reparlerons... Hic!
Nous avons fait cette belle balade avec nos amis du voilier Bidule : Gaston, Lizanne et leur invitée Cathy.


mardi 3 août 2010

Semaine de la mer

Les grandes festivités de la semaine de la mer sont commencées. Au programme : courses de kayaks, régates de voiliers, petits et grands, concours de pêche, compétitions sportives, expositions et concerts variés, dégustation de produits locaux, etc. Toute l'île est en fête, mais les activités sont concentrées à Horta. Samedi soir, la ville a invité les clients de la marina à partager une délicieuse soupe de poisson sur les quais du port. Nous avons même eu droit à un spectacle de danse folklorique.

Le lendemain, nous avons suivi la procession de la Madone de Guia, Vierge patronne des pêcheurs. Cette tradition, vieille de trois siècles, a lieu le premier dimanche du mois d'août. Elle commence par une messe à l'église du mont Guia et se poursuit par une lente procession vers le bas de la montagne, jusqu'à la plage de Porto Pim, puis par bateau jusqu'au port de Horta pour un tour de ville. Malgré son caractère religieux, cette manifestation se déroule dans une grande simplicité.


Hier, Michel a fait sa demande officielle pour obtenir une carte de résident. Martine doit obtenir un nouveau rapport de police avant de procéder. Le consulat canadien au Portugal espère réussir à réduire le temps de livraison de ce document 8 mois à 2 mois. Nous attendons leur formulaire pour envoyer ses empreintes digitales à la Gendarmerie royale du Canada. Ensuite, on verra bien. Et la saga continue...

vendredi 30 juillet 2010

Tour de l'île

Avant-hier, nous avons fait un tour de Faïal en autobus. Une belle balade de 2 heures en bus climatisé, confortable, pour la modique somme de 5 euros par personne. Quel pays magnifique! En voici un aperçu.



Ce matin, le maire de la ville est venu nous souhaiter la bienvenue et nous inviter à participer aux activités de la semaine de la mer, qui commence officiellement dimanche. Il nous a remis un hortensia géant, une affiche de la marina, quelques produits locaux (fromage et miel) et un programme des festivités. Ils sont vraiment recevants ces Açoriens.

 

lundi 26 juillet 2010

Ici, on marche sur des oeuvres d'art

Voici un échantillon des jolis trottoirs qu'on foule tous les jours. Imaginez un peu nos cols bleus jouant aux artistes à Montréal...

Nouveau clin d'oeil sur Horta

Le rythme des Açores nous plaît bien. Dodo jusqu'à environ 9 h (d'accord, on se sent un peu coupables), douche, lessive, lecture, petit-déjeuner, courses ou travaux au bateau, promenade à partir de 14 h, discussions ici et là, planification du lendemain, souper vers 20 h...
Aujourd'hui, nous sommes retournés au service des frontières pour avancer le dossier "permis de résidence". Conclusion, on semble nous avoir mal conseillés à Montréal ou nous n'avons pas su nous faire comprendre. Nouvelle démarche à faire demain. On vous contera ça.

vendredi 23 juillet 2010

Tour d'horizon

Voici un aperçu de notre journée.

jeudi 22 juillet 2010

Une ombre au paradis !

Tout va bien au paradis, sauf en ce qui concerne notre visa de résident. Comme nous prévoyions rester aux Açores pour l'année, nous avons fait les démarches nécessaires à Montréal pour obtenir un permis de résident au Portugal. Nous sommes partis avec un visa temporaire au nom de Michel avec la certitude qu'il suffisait de demander en arrivant notre carte de résidents. Le chancelier de Montréal nous a confirmé que tout était en ordre, mais le service des frontières des Açores ne voit pas les choses de la même façon. Pour que la procédure se déroule bien, nous aurions dû avoir tous les deux un visa temporaire. Pour l'instant, on nous dit que Martine devra attendre que Michel ait sa carte de résident (dans 6 semaines) avant de demander la sienne. Inacceptable! Le chancelier de Montréal nous a reconfirmé hier que nous étions en règle. Il faudra peut-être que les grands patrons se parlent. À suivre...

lundi 19 juillet 2010

Jour 14 : 113 milles

Nous sommes arrivés à Horta sans problème vers 15 h. L'endroit est aussi beau qu'on s'en souvenait. On vous en dira plus long une fois installés.

   

Terre à l'horizon !

Nous venons d'apercevoir le majestueux volcan de l'île Pico. Il est dressé là, immense, sur l'horizon. Un vrai volcan de bande dessinée. Plus besoin d'instruments, cap sur Pico. Horta, la capitale de l'île Faial, est juste en face. Nous y serons en soirée.

dimanche 18 juillet 2010

Jour 13 : 154 milles

Nous avons parcouru 154 milles nautiques depuis hier. Une journée d'enfer sous des vents de 30 noeuds avec rafales à 40 à partir de minuit jusqu'à la fin de l'après-midi. Le rodéo de l'autre jour était une partie de plaisir à côté de ça. Avec 3 ris dans la grand voile et l'équivalent d'un foc tempête à l'avant, nous filions encore à 6.5 kn, sur une mer démontée. Les plus grosses vagues brisaient l'une après l'autre sur le pont. Avec ça, on doit être quittes envers Neptune !
À 20h TU, la mer est encore agitée et le vent d'environ 17 kn. Le bateau file à 6,2 kn. Température : 24,1 oC, eau : 21,6 oC.
À vol d'oiseau, Horta serait à 113 milles.

samedi 17 juillet 2010

Jour 12 : 142 milles

Nous avons parcouru 142 milles nautiques depuis hier. Une bonne journée de voile, moins violente que celle d'hier. Avec 20 noeuds de vent, le bateau roule beaucoup, ce qui nous encourage à être plus contemplatifs... ou à dormir.
À 20h TU, la mer est agitée et le vent d'environ 22 kn. Le bateau file à près de 6,6 kn avec 2 ris dans la grand voile et plusieurs tours d'enrouleur sur le génois. Température : 26,3 oC, eau : 22,6 oC.
À vol d'oiseau, Horta serait à 269 milles.

vendredi 16 juillet 2010

Jour 11 : 149 milles

Nous avons parcouru 149 milles nautiques depuis hier. Ouf, quelle journée !
Nous avons eu des vents de 20 à 25 noeuds toute la nuit et une bonne partie de la journée. En se creusant, la mer a transformé notre croisière en rodéo. Un sérieux rappel à l'ordre pour les navigateurs qui l'ont eue douce jusqu'à maintenant.
À 20h TU, la mer est encore agitée et le vent d'environ 12 kn. Le bateau file à 5 kn. Température : 24,5 oC, eau : 21,7 oC.
À vol d'oiseau, Horta serait à 416 milles.

jeudi 15 juillet 2010

Jour 10 : 133 milles

Nous avons parcouru un beau 133 milles nautiques depuis hier. Nous avons eu le bonheur de naviguer sous 20 kn de vent toute la nuit et une bonne partie de la journée.
Le temps passe aussi vite en mer qu'à terre. Les premiers jours, on s'interroge beaucoup : A-t-on oublié quelque chose ? Le vent sera-t-il favorable ? Le régulateur d'allure pourra-t-il barrer en permanence ? Les panneaux solaires suffiront-ils pour charger les batteries ? Le vent prendra-t-il de la force pendant la nuit ? Notre signal radio sera-t-il bon à 1000 milles des côtes ? Où sera le Golf Stream cette année ? Bref, on se pose des questions au début, puis on vit les réponses un peu tous les jours.
Côté météo, nous sommes plutôt gâtés. Jusqu'à maintenant, le régulateur d'allure travaille à merveille et nous libère entièrement de la corvée à la barre, de jour comme de nuit. Nous n'avons jamais eu à démarrer le moteur pour charger les batteries. Grâce à la radio HF et à l'ordinateur, nous communiquons facilement par courriel tous les jours. La radio nous permet aussi de parler aux copains. Nous échangeons ainsi chaque jour avec les fidèles du Réseau des petits coucous du matin : Pierre, au Québec, Marcel, Ghislain, Marc-Antoine et Lucie, à Grenade, nos amis du voilier Bidule, qui nous suivent vers les Açores, et les autres qui se pointent au réseau.
En se voyant sur la carte de l'Atlantique, on se croirait complètement isolés. Comme vous pouvez le voir, ce n'est absolument pas le cas. Notre bête noire, c'est la nuit. On aimerait tellement dormir comme tout le monde. Mais c'est le prix à payer pour vivre cette formidable expérience.
À 20h TU, la mer est un peu agitée et le vent d'environ 15 kn. Le bateau file à 6,2 kn. Température : 27,6 oC, eau : 21,1 oC.
À vol d'oiseau, Horta serait à 563 milles.

mercredi 14 juillet 2010

Jour 9 : 105 milles

Comme le vent était au rendez-vous, nous avons parcouru 105 milles nautiques depuis hier.
Avant la nuit, alors que le vent était encore assez doux, nous avons dû modifier notre route pour éviter un cachalot qui dormait en surface. Il se serait peut-être déplacé à la dernière minute, mais au cas où il dorme profondément, nous avons préféré ne pas le brusquer. Il faut dire qu'il était plus gros que nous !
À 20h TU, la mer est un peu agitée et le vent d'environ 15 kn. Le bateau file à 6 kn. Température : 26,7 oC, eau   : 21,9 oC.
À vol d'oiseau, Horta serait à 695 milles.

mardi 13 juillet 2010

Jour 8 : 53 milles

Nous avons parcouru 53 milles nautiques depuis hier.
Soirée magique, presque sans vent. Au coucher de soleil, nous avions quelques centaines d'océanites autour de nous. On ne sait pas ce qu'ils bouffent, mais ils se comportent comme des hirondelles et ont un charmant petit cri qui rappelle un ricanement. C'était tellement calme autour de nous qu'on entendait des baleines au loin, des dauphins et même la corne de brume d'un cargo qui passait à plus de 25 milles. Soirée mémorable. Nous avons affalé les voiles de 3h à 6h du matin. Pas assez de vent pour les tenir. On en a profité pour dormir.
Aujourd'hui, nous avons vu des cachalots, mère et petit, à trois occasions. À 20h TU, la mer est douce et le vent d'environ 10 kn. Le bateau file à 4,4 kn. Température : 30,1 oC, eau : 23,3 oC.
À vol d'oiseau, Horta serait à 786 milles.

lundi 12 juillet 2010

Jour 7 : 92 milles

Nous avons parcouru 92 milles nautiques depuis hier.
Nuit d'étoiles encore mouillée de brume. Cette fois, nous avons eu la visite d'un troupeau de globicéphales. Il faisait malheureusement trop noir pour les prendre en photo. Journée ensoleillée, comme les précédentes.
Aujourd'hui, à 20h TU, la mer est plate et le vent d'environ 3 kn. Le bateau file pourtant à 3 kn. C'est magique ! Température : 29,7 oC, eau : 21,1 oC.
À vol d'oiseau, Horta serait à 857 milles.

dimanche 11 juillet 2010

Jour 6 : 113 milles

Nous avons parcouru 113 milles nautiques depuis hier.
Cette fois, la nuit d'étoiles était mouillée de brume. Avant le coucher du soleil, nous avons eu la visite d'une troupe de dauphins. L'éclairage était parfait pour la vidéo.  Et pendant la nuit, certains sont revenus faire des cabrioles autour du bateau. Avec la photoluminescence, on aurait dit des obus fous. Fascinant!
Aujourd'hui, à 20h TU, la mer est belle et le vent d'environ 12 kn, toujours du SW. Le bateau file à 5,8 kn. Le courant du Golfe Stream nous aide sûrement. Température : 27,9 oC, eau : 18,1 oC.
À vol d'oiseau, Horta serait à 954 milles de nous. (La distance à parcourir notée jusqu'à maintenant n'était pas réaliste, car elle ne tenait pas compte de la course réelle du bateau. Nous avions simplement soustrait notre déplacement du total initial.)

samedi 10 juillet 2010

Jour 5 : 125 milles

Nous avons parcouru 125 milles nautiques depuis hier.
Si nous avions eu à compter sur les étoiles pour faire le point, il aurait fallu attendre jusqu'à hier soir pour connaître notre position. C'était en effet la première nuit étoilée de la traversée.
Aujourd'hui, à 20h TU, la mer est belle et le vent d'environ 12 kn, toujours du SW. Le bateau file à 5 kn. Température : 26,4 oC, eau : 16,3 oC. La température de l'eau varie en fonction de l'endroit où nous sommes par rapport au Golfe Stream. Quand nous traversons les remous qui l'entourent, la température monte ou descend selon qu'il s'agit de tourbillons chauds ou froids. Nous suivons nos déplacements sur une carte envoyée par un copain du Réseau, André Fleury.
Il nous reste 984 milles à parcourir.

vendredi 9 juillet 2010

Jour 4 : 129 milles

Nous avons parcouru 129 milles nautiques depuis hier, toutes voiles dehors, sous un beau vent constant de 15 à 17 kn. Impossible d'avoir de meilleures conditions. Et nos anges météo nous annoncent à peu près la même chose pour demain. Vous imaginez bien qu'on ne se lance pas dans une traversée sans l'expertise des gens à terre pour la météo. De ce côté, nous sommes assez gâtés. Dans les zones canadiennes, nous prenions nos bulletins quotidiens à la radio et par winlink, grâce à notre amie Denise qui nous envoyait les données d'Environnement Canada. En mer, nous suivons les conseils de Herb Hilgenberg, routeur météo, et de Jean-Yves Caron (VE2NOR) du Réseau du Capitaine.
Hier soir, nous avons assisté au retour de la brume en dégustant un délicieux Poulet au cari à la Linda.
Aujourd'hui, à 20h TU, la mer est belle et le vent bien sage (SW 15 kn). Le bateau file à 6 kn. Température : 30,5 oC, eau : 21,1 oC.
Il nous reste 1109 milles à parcourir.

 

jeudi 8 juillet 2010

Jour 3 : 96 milles

Nous avons parcouru 96 milles nautiques depuis hier.
Nuit de brume mouillante : on voyait tout juste la girouette au haut du mât. Au petit matin, nous remplaçons la grande voile avant (génois 150 %) par une plus petite (foc 80 %) pour se préparer à l'accélération annoncée du vent. Deux heures plus tard, nous réinstallons le génois à poste. Il faut croire que nous avons fait assez de Sud pour éviter la survente. On continue toutes voiles dehors.

 

Le soleil finit par vaincre la brume et un groupe de dauphins nous souhaite la bienvenue dans ce qui ressemble au golfe Stream. Il fait de plus en plus chaud. Comme le bateau avance trop vite pour qu'on puisse se baigner à l'arrière, nous prenons notre douche au grand soleil sur le pont. La grande misère !
À 20h TU, la mer est belle et le vent doux (SSW 15 kn). Le bateau file à 5,2 kn. Température : 27 oC, eau : 19,3 oC. Le soleil est brûlant et l'eau d'un bleu à faire rêver.
Il nous reste 1238 milles à parcourir.

mercredi 7 juillet 2010

Jour 2 : 76 milles

Nous avons parcouru 76 milles nautiques depuis hier, ce qui est très bon considérant le peu de vent que nous avons eu.
Nuit sans étoiles, noirceur quasi complète, un peu de photoluminescence, pluie passagère. Journée brumeuse, sans rosée du matin, temps relativement chaud (21 oC), eau 16,1 oC. À 20h TU, la mer est belle et le vent doux (SSW 5 à 10 kn). La brume est disparue mais le beau temps tarde à venir. Nous laissons l'île de Sable à une trentaine de milles sur tribord. Pas de mal de mer à bord pour l'instant.
Aujourd'hui, Michel a repris son tablier de boulanger. Sur La forêt d'eau, on cuit le pain au presto, sans couvercle. La recette du voilier Migo a donné un délicieux pain croûté. Merci Sofia.

 

La faune atlantique se montre doucement : oiseaux de mer (puffins, pétrels, etc.), 1 rorqual, quelques phoques, 1 petit requin, un banc de dauphins en chasse au loin...
Il nous reste 1334 milles à parcourir.

mardi 6 juillet 2010

Jour 1 : 24 milles

À 20h TU, nous avions parcouru 24 milles nautiques. Nous noterons ainsi notre déplacement chaque jour, à 20 h TU.
Il fait gris, mais relativement chaud (18 oC) et l'eau est à 13,9 oC. La mer est belle et le vent plutôt doux (10 à 15 kn). On pouvait difficilement demander mieux pour la première journée.

Départ de la côte atlantique

Nous avons quitté Port Hawkesbury en fin de journée hier. Comme le vent n'était pas favorable pour entreprendre tout de suite la traversée, nous sommes allés jeter l'ancre à la sortie du détroit de Canso.
Nous sommes repartis ce matin autour de 10h. Nous avançons doucement vers la grande bleue poussés par un gentil vent du Sud d'environ 15 noeuds. Nous partons en confiance, avec une bonne fenêtre météo.
Prochain arrêt : Horta, aux Açores. Distance à parcourir : 1536 milles nautiques.

vendredi 2 juillet 2010

Port Hawkesbury

Nous avons traversé les écluses de Canso vers 11h ce matin. Deux semaines et trois jours pour parcourir toute cette distance. Nous n'en revenons pas. Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. L'an dernier à pareille date, nous attendions encore du vent favorable pour quitter  Rivière-du-Loup.

  
  Écluse du détroit de Canso                  Marina de Port Hawkesbury

Nous sommes maintenant installés à la marina de Port Hawkesbury, dernier arrêt avant la traversée vers les Açores.

jeudi 1 juillet 2010

Port Hood Island

Nous aurions pu continuer jusqu'aux écluses de Canso (encore 25 milles, soit environ 5 heures de route), mais après 36 heures de navigation, nous avons décidé de nous offrir un petit coin paisible pour manger et dormir. Nous voilà ancrés à l'entrée de la baie qui mène au détroit de Canso. L'endroit est paradisiaque.