dimanche 30 juin 2019

En route vers Almerimar

Les enfants sont bien arrivés mais beaucoup plus tard que prévu. Le train avait 2 heures de retard et il n'y avait pas de WiFi en route. On a donc eu le temps de s'inquiéter avant de les voir arriver.
Une journée à Carthagène avec eux et nous voilà repartis. Olivier espérait se rendre avec nous jusqu'à Malaga, mais la météo ne le permettra pas. Pour l'instant, on planifie quelques sauts pour éventuellement arriver à Almerimar.




vendredi 28 juin 2019

Cartagena

Nous sommes à Carthagène depuis mercredi soir. C'est ici qu'Olivier et Lâm nous rejoignent. Ils arrivent ce soir autour de 23h après un arrêt à Valence pour visiter le fameux Musée des Sciences.


mardi 25 juin 2019

La valse de l'Internet

Aujourd'hui, 25 juin, est le dernier jour de notre abonnement Internet Vodafone Italie. Comme nous quittons la marina cet après-midi, c'est aujourd'hui qu'il faut y voir. L'opération est parfois facile mais généralement compliquée et longue, surtout lorsqu'il faut retourner plusieurs fois au magasin.
On s'arme donc de notre router, de nos passeports et de notre tablette pour l'achat d'une carte SIM espagnole. Ça s'annonce bien : le commis a une belle tête, parle anglais et est très confiant. On ressort bientôt de chez Vodafone avec une carte de 15 Gb à 25 euros.
De retour au bateau, rien ne va plus. Pas de WiFi. On retourne chez Vodafone. Le commis essaie la carte sur un autre appareil et comme ça fonctionne, il déclare que c'est notre router qui fait défaut. (Il fonctionne pourtant avec la carte italienne.) Conclusion, il faut reprogrammer le router pour la carte espagnole en modifiant le code APN.
De retour au bateau, on essaie de régler l'APN, mais ce n'est pas si simple. On retourne donc chez Vodafone avec l'ordi, la carte, le router, les passeports ET la clé espagnole qu'on utilisait avant d'avoir un router. Aucun des vendeurs ne réussit à faire fonctionner la clé et nul n'ose se risquer à reprogrammer le router. On nous propose donc un remboursement tout en nous encourageant à tenter notre chance chez le concurrent. Pas de temps à perdre, il faut agir avant la siesta. Comme le vendeur chez Orange n'est pas plus brave, on revient au bateau la mort dans l'âme.
Quelques minutes plus tard, en vérifiant l'heure à laquelle devrait prendre fin l'abonnement italien, Martine constate que Vodafone Italie vient de renouveler cet abonnement pour un mois en se payant à même le crédit que nous avions sur cette carte! Le plus fort dans tout ça est que nous fonctionnons en itinérance sur cette carte depuis que nous avons quitté l'Italie. Incroyable mais vrai : 25 Gb pour 10 euros!  On verra bien si ça fonctionne toujours demain.
Sur ces bonnes nouvelles, nous avons repris notre valse sur la Méditerranée.

samedi 22 juin 2019

Retour à la plaisance

Nous espérions nous la couler douce à partir de Barcelone mais les distances sont tellement grandes qu'il nous fallait parcourir près de 40 milles par jour pour arriver à temps dans le coin de Carthagène où nous rejoignent Olivier et Lâm. Cela représente de 8 à 10 heures de navigation chaque jour. Il faut dire que nous avons parcouru près de 1250 milles depuis le 17 mai. C'est beaucoup !
Maintenant que nous avons atteint la Costa Blanca, nous retrouvons le plaisir de naviguer sans contrainte de temps. Un pur bonheur ! Aujourd'hui, 5 heures de belle voile pour atteindre la baie de Benidorm où nous passerons la nuit. J'ai envoyé la position mais elle ne s'afffiche pas. Mystère ! Il y a quelques jours, c'est celle de Burriana qui posait problème; le ballon apparaît trop au large du port. Les coordonnées sont pourtant les bonnes. Oups ! mon erreur. Je viens de réaliser que nous sommes repassés à l'ouest, donc erreur de longitude que je notais toujours à l'est.




De notre mouillage à Benidorm

jeudi 20 juin 2019

Bang !

Après le Ouf !  il y a eu un Bang ! Eh oui !
Réveil brutal à 2h10 du matin lorsqu'un voilier nous frappe en faisant sa manoeuvre d'ancrage. On sort en vitesse pour comprendre et constater les dommages. Le navigateur solitaire, un Allemand, nous crie "Kaput?" et s'ancre tout près en nous disant "Mañana". On voit une marque sur la coque, sans plus. On profite du bain matinal pour inspecter la blessure qui est finalement assez légère. On constate aussi qu'il y a de la boue sur le pont, mais pas de dommage.
Avant de partir, on fait le tour du bateau allemand à deux reprises pour parler au capitaine, sans succès. Comme on a beaucoup de route à faire, on quitte le mouillage sans savoir ce qui s'est passé. C'était pourtant une nuit de quasi pleine lune et nous avions un feu de mouillage...

mercredi 19 juin 2019

Ouf !

Nous avons eu toute une frousse aujourd'hui. Alors que nous étions en approche de notre zone d'ancrage, un gros bateau de pêche qui rentrait au port à grande vitesse a failli nous percuter. Nous étions en train d'affaler la grand voile quand nous avons réalisé qu'il fonçait droit sur nous.
Comprenant qu'il n'y avait personne à la timonerie, Michel a démarré le moteur pour s'éloigner au plus vite. Il était moins une! Martine était au mât et tentait d'attirer l'attention des pêcheurs. Occupés à ranger le matériel et à nettoyer le bateau, ils n'ont rien vu avant de nous dépasser. Nous voguions pourtant toutes voiles dehors quelques instants auparavant...

lundi 17 juin 2019

C'est reparti !

Après 4 jours à Barcelone, nous voici repartis en navigation. Pas de traversées au programme; on s'en tient maintenant à une douce navigation côtière vers la Costa del Sol. Fidèles à nos habitudes, nous afficherons notre position à chaque déplacement. Pour savoir où nous sommes, cliquez sur Coordoonnées (marge de droite).

dimanche 16 juin 2019

Au revoir les amis

Solange et Louis nous ont quittés ce matin. Ceci met fin à la délicieuse complicité qui nous a menés de Preveza (Grèce) à Barcelone (Espagne).





vendredi 14 juin 2019

Arrivée à Barcelone

Nous sommes arrivés à Barcelone hier matin après une agréable traversée de 24 heures.


Excités d'arriver dans la cité de Gaudi, nous avons remplacé le dodo d'arrivée par une superbe balade vers la fameuse Sagrada Família, que nous visiterons demain. La ville est époustouflante, beaucoup plus grande que nous l'avions imaginée et l'architecture est d'une richesse inouïe.






mercredi 12 juin 2019

dimanche 9 juin 2019

Traversée vers les Baléares

"En quittant la Sardaigne, il y a deux jours, Michel trouvait que l'horizon ouest ne promettait pas une balade en douceur. C'est un des plaisirs de l'aventure en mer de ne pas toujours savoir ce qui nous attend précisément, malgré l'assiduité de la navigatrice et les bienfaits de l'électronique.

Départ de Calasetta (Sardaigne)
La première nuit nous a gâtés de quelques sautes de vent et d'un long spectacle son et lumière, surtout lumières. En effet, il y avait de l'électricité dans l'air et il ne faisait pas bon pour les foudrophobes. Heureusement, en gros, ça restait dans les nuages. Ça se passait au-dessus de nos têtes, mais le calme et l'expérience de nos capitaines nous ont permis de conserver notre sang assez froid.
Le lendemain, après un lever de soleil sur la mer, les nuages étaient partis jouer ailleurs. Nous avons eu droit à une belle journée de voile. Le vent variait du nord au nord-est, soit du près au vent de travers, de façon plutôt facétieuse. Avec la belle houle en construction, cela donnait du mal à Régule, notre bienveillant régulateur d'allure. Nous nous sommes donc relayés avec plaisir à la barre pour profiter de ce qui nous était offert. Vers la fin de la journée, le vent est tombé et nous avons dû remettre le moteur pour continuer avec la grand voile seule, amarrée dans l'axe du bateau, avec ses trois ris de pris (on ne sait jamais ce qui nous attend, surtout la nuit). La barre est alors confiée à Auto, le pilote électrique, qui gouverne aveuglément, sans discontinuer, en conservant le cap qu'on lui donne. Cette fois le soleil est descendu orangé et filtré par un horizon assez chaotique. La houle, de plus en plus creuse, allait nous faire sérieusement valser jusqu'aux Baléares,12 heures plus tard.

La nuit nous réservait moins d'éclairs, mais un ''squall'' de 10-15 minutes dont je me souviendrai longtemps. Il a même laissé à bord un encornet (calmar) de petites dimensions que nous devrions déguster ce soir. La seule prise du voyage, en fait un cadeau de Neptune, parce qu'on ne dirait pas qu'il y a un ancien technicien en pêche à bord. À ma décharge, je dois dire que, fidèle à mes anciennes amours, j'ai arpenté les quais et scruté l'horizon aux jumelles pour constater qu'il y a encore beaucoup de gens qui exercent le métier de pêcheur en Méditerranée, mais qu'il doivent être bien pauvres en général.


Nous voici ancrés dans une petite calanque  espagnole dont tout le monde doit  être jaloux, flottants sur une eau claire et chaude, des couleurs magnifiques, entourés de falaises aux milles formes et de quelques signes de tourisme mais, fidèles à nos habitudes, nous sommes encore hors saison (limite). Quoique la croisière tire à sa fin, il nous reste sûrement encore bien des moments impérissables à vivre."

Arrivée à Cala Porté (Minorque)



jeudi 6 juin 2019

La vie à bord

J'emprunte la prose de Louis pour résumer notre journée d'hier.
"Quelle belle journée de voile nous avons eue. Partis vers 8 h de la petite baie où nous étions confortablement ancrés, nous avons à nouveau jeté la pioche à 13h15, à quelques coups de rames de la charmante petite ville de Calasetta, 35 milles plus loin. Faites le calcul, ça nous donne une moyenne de plus de 6 noeuds, soit près de 11 km/h (pour un petit voilier, c'est beaucoup !). J'ai même vu un 8 sur le loch à quelques reprises. Le vent avait sifflé dans les haubans toute la nuit, alors nous savions qu'il nous ferait plaisir. Prudents, les capitaines ont décidé de prendre les trois ris dans la grand voile dès le départ. Notre cap nous plaçait au vent arrière. Michel a tangonné un petit bout de génois du bord opposé à la grand voile. Voiles en ciseaux, nous sommes partis à la belle épouvante. Comme ça avait soufflé toute la nuit, la houle était assez grosse et le bateau faisait des embardées de temps en temps, ce qui rendait le génois malheureux. Finalement, nous avons décidé de le rentrer et nous avons poursuivi avec la grand voile seule pendant une bonne partie du trajet. Nous filions tout de même à plus de 6 kn la plupart du temps.



Chaque matin et chaque fin d'après-midi, nous plongeons dans la mer translucide, la température de l'eau se maintient à 19 - 20 degrés. Nous attendrons ici le meilleur moment pour traverser aux Baléares. Ça devrait arriver d'ici un jour ou deux. Pour le moment, on annonce des vents de 30 à 35 kn. Faut pas exagérer dans le bonheur. Si tout va bien, nous devrions avoir le temps de nous rendre à Barcelone dans les délais prévus. L'équipage se porte toujours aussi bien et c'est surprenant comment on arrive à ne pas se marcher sur les pieds dans un petit espace quand on y met un peu du sien."

lundi 3 juin 2019

Villasimius - Capo di Pula

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons marché jusqu'à Villasimius dans l'espoir de faire quelques provisions. Nous avions bien sûr oublié que c'était dimanche, jour de congé pour presque tous les commerces. Belle balade tout de même, parfaite pour se délier les jambes après trois jours de traversée. 






Oiseaux du paradis à fleurs noires et blanches
Une journée de repos et nous voici repartis, tout doux, vers l'ouest. On se traîne la quille tout l'avant-midi, mais le vent reprend en PM. Nous traversons la grande baie de Cagliari pour un ancrage un peu plus loin sur la côte sud.




dimanche 2 juin 2019

Traversée vers la Sardaigne

La traversée a pris 56 heures et nous n'avons fait que 25 heures de voile. Snif ! Mais la voile était bonne. Dauphins tous les jours, plusieurs tortues et beaucoup de petites caravelles portugaises au large de l'île Ustica. C'est peut-être à cause des méduses qu'il y avait tant de tortues.

Départ des îles Éoliennes à 19h30, un peu avant le coucher du soleil.

Caravelles portugaises 

Coucher de soleil sur la Sardaigne. Ancrerons 7 heures plus tard dans la nuit noire, sans lune.