Hier matin, réveillée à 8 heures, Martine constate le départ de nos amis Lizanne et Gaston du voilier Bidule (http://voilierbidule.blogspot.com, http://bidule.micro.org). Sachant qu'ils partaient tôt, nous avions fait nos adieux la veille. Les voilà en route vers Terceira.
Le réveil matinal s’effectue dans le cockpit. Immersion dans l’eau derrière le bateau, rinçage à l’eau douce, savonnage, réimmersion et rinçage final au jet d’eau. Pas de déjeuner ce matin, car le souper d’adieu d’hier était copieux. Il est 10h50 TU et c’est l’heure du Réseau du Capitaine. On y apprend que Bidule fait du moteur depuis son départ et qu’il n’y a pas encore de vent au large. Ici, éole se lève doucement. L’ami Daniel, du DaMaLu, devrait avoir de belles conditions pour sa route vers Santa Maria. Il sera accompagné de Jean-Luc, un sympathique Français dans la jeune quarantaine.
Après le départ du DaMaLu, on se prépare une excursion pour se délier les pattes. Déjeuner-dîner au parc avec quelques pâtisseries jambon fromage… une grosse dépense de 2,50 €. Départ en autobus à 13h15 pour Flamengos (0,70 € par personne). Nous avons déjà fait cette balade à pied, mais aujourd’hui, on ménage nos jambes pour aller beaucoup plus loin : on vise le cratère principal de l’île.
Ascension pédestre vers le cratère. Autrement, il faut un taxi ou un véhicule de location (voiture ou scooter) pour y aller. Aucun autobus local ne s’y rend.
Le paysage est à couper le souffle… la montée aussi. La verdure, le relief, les arbres (surtout de grands cèdres), les fleurs d’hortensias, d’hybiscus et autres, les vaches et les chevaux dans les champs… bon sang que c’est beau ! On apprécie beaucoup l’ombre et la fraîcheur du vent. On en vient à apprécier les nuages. Zut ! ils se dirigent eux aussi vers la caldeira. Si on veut voir le cratère, il ne faut pas s’éterniser. On sort le pouce et la première voiture qui passe nous prend. Inês et José, des Portuguais du continent, sont en vacances pour quatre jours à Faial. Lui est patron d’une compagnie de chaussures près de Porto, elle directrice d’une école primaire. Les échanges se font d’abord en anglais, puis en portuguais et en français. On roule ensemble les derniers kilomètres pour arriver au sommet. Malgré les nuages, la visibilité est bonne.
Nous sommes tentés de suivre le sentier qui fait le tour du cratère, mais nos jambes fatiguées nous rappellent à l’ordre. On repart donc en voiture avec nos nouveaux amis vers les plages de Varadouro. L’endroit est très fréquenté. Il s’agit de piscines naturelles creusées dans les roches volcaniques. Il y en a pour tous les goûts. Balayé par les vagues, le bassin le plus au large fait le bonheur des meilleurs nageurs.
Varadouro
De retour à Horta, on amène Inês et José au bateau. On se quitte en échangeant nos coordonnées. On promet de leur faire signe en passant dans leur coin du Portugal (São Roque, près de Porto).
Comme il ne reste plus de pain pour demain, on se rend à pied au supermarché Modelo (à environ 15 minutes de marche de la marina). On revient avec un chou, des saucisses, des prunes, du fromage de chèvre et les meilleurs petits pains du monde (9,74 €). Au retour, un saut à l’eau pour se rafraîchir. Après une agréable jasette avec Pierre du voilier Jin Lee, on s’enferme pour souper en regardant la 13e émission de la série The Mentalist. Il est déjà 20h30.